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Peter Judge |
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L'un des entraîneurs et entraîneurs canadiens parmi les plus mérites décrit sa préparation personnelle en vue des compétitions d'envergure.
Il est essentiel pour les entraîneurs et les entraîneurs de comprendre à quel point l'expérience olympique est différente de tout ce qu'ils ont connu auparavant ou connaîtront par après. Il existe tant de distractions, et vous devez adapter votre comportement et votre approche afin de cadrer dans le monde olympique. Vous devez développer une compréhension de ce que vous pouvez et ne pouvez contrôler et c'est la une lourde tâche.
L'un des facteurs principaux contribuant à la réussite olympique réside dans le fait qu'un entraîneur ou une entraîneure arrive à créer la sensation de bien-être de sorte que l'athlète ressent un sentiment global de confiance. Notre préparation a toujours fait partie d'un processus progressif dont la pierre angulaire consistait à créer un caractère familier avec le site olympique et la région environnante afin d'aider à minimiser la nervosité liée aux Jeux. Jouer à domicile comporte un avantage connu de tout le monde. Il ne suffit pas de rassembler des renseignements techniques sur le site mais, plus important encore, de créer un caractère totalement familier afin que les athlètes se sentent confortables et bien outilles pour composer avec le chaos inévitable que provoquent les Jeux olympiques. Ils se fixent des endroits préfères pour se restaurer et savent ou obtenir les choses dont ils ont besoin et, par conséquent, ils ont hâte de vivre leur expérience olympique.
Quand j'étais entraîneur pour les épreuves de la Coupe du monde, une grande partie de mon rôle consistait à visiter les sites dès que possible et à partager mes découvertes avec l'équipe. Nous essayions alors de planifier des occasions d'entraînement supplémentaires et des périodes de repos dans la région de la compétition et, lorsque c'était possible de le faire, nous organisions une visite du site afin de favoriser un plus grand sentiment de connaissance. Au cours de mes propres visites, je cherchais à me procurer une vidéocassette de la région, tournée par exemple par un bureau de tourisme local, afin que les athlètes s'y sentent en terrain connu; cela s'avérait un élément plutôt réussi du processus.
Selon moi, un entraîneur ou une entraîneure a deux responsabilités dans l'organisation d'une compétition d'envergure - la préparation des athlètes et sa propre préparation. Pour qu'un athlète connaisse le succès, son attention et sa priorité doivent être bien centralisées et venir de l'interieur. Moins ils ont à faire, plus ils peuvent consacrer d'énergie à se centrer sur les tâches qui sont essentielles à leur réussite.
D'un antre côte, la priorité de l'entraîneur ou de l'entraîneure est sensiblement différente; elle est vaste et axée vers l'extérieur. L'entraîneur ou l'entraîneure doit constamment surveiller le flux et le reflux de tous les aspects, de la condition physique et mentale de l'athlète à la mise en place de mesures préventives visant à garantir un milieu stable et sur. II faut être à l'affût de ce qui se passe sous la surface, investiguer en profondeur pour déceler ou les failles risqueraient d'apparaître et compromettre le dénouement avant même que la compétition n'ait débute. L'entraîneur ou l'entraîneure doit se poser des questions sur ses athlètes : Comment agissent-ils ou réagissent-ils? Est-ce là un comportement normal pour eux? Conservent-ils leurs routines et leurs modes comportementaux habituels?
Minimiser le stress d'une ou d'un athlète exige énormément de prévoyance de la part de l'entraîneur et de l'entraîneure, non seulement pour prévoir ce qui pourrait arriver et mettre en place les mécanismes de défense nécessaires, mais aussi pour fournir à l'athlète un environnement qui lui permet de demeurer confortablement encadré dam son monde intérieur.
L'un des aspects cruciaux de ce processus vise à s'assurer que vous manifestez un comportement calme, concentre, pose et confiant. Les athlètes présentent un sens aigu de la perception semblable à celui des animaux, en ce sens qu'ils détectent rapidement la peur, la confusion ou le doute, et les réactions qui découlent de cette sensibilité peuvent être désastreuses. Pour mieux me maîtriser lors d'événements déterminants, j'avais pris l'habitude de mâcher de la gomme; je demeurais calme en apparence et libérais mon stress par la gomme!
L'entraîneur ou l'entraîneure doit savoir sonder l'horizon, à la recherche de ce qui pourrait mal tourner, et je pense que mon expérience en tant qu'athlète m'a aide à me préparer à le faire. Posséder une expérience d'athlète de haut calibre aide un entraîneur ou une entraîneure à anticipé les aspects problématiques; cela donne un pas d'avance. Avec un passé d'athlète, vous savez ce qui vous distrayait et vous connaissez les stratégies qui vous permettaient d'y faire face. Si vous ne possédez pas une telle expérience sur laquelle vous appuyer, vous pourriez tenter de vous mettre à la place de vos athlètes pour savoir comment réagir dans de telles situations.
Je considère qu'un entraîneur ou une entraîneure à la responsabilité de se préparer physiquement en vue des compétitions d'envergure, de la même façon que nous demandons à nos athlètes de faire tout en leur possible pour être à leur meilleur au moment du grand jour. Si les entraîneurs ou entraîneurs exigent un tel niveau d'engagement de la part de leurs athlètes, ils doivent être capables d'en donner autant. D'après mon expérience, les athlètes le comprennent vite et sont d'autant plus prêts à vous faire confiance.
En outre, l'activité physique libère le stress et les tensions liés à l'entraînement d'athlètes de haute performance. J'étais un coureur de fond avant de devenir skieur acrobatique, et j'ai toujours ressenti une grande détente après une longue course ou un parcours à vélo. L'entraînement avec les poids s'avérait aussi une autre source de détente et une autre façon de fuir la pression. Souvent les entraîneurs et entraîneures ne tiennent pas compte de leur propre bien-être dans la planification. Ils ne prennent pas en considération les rigueurs de la vie sur la route et l'exigence de performer constamment en visant l'excellence. Ils doivent prendre le temps et consacrer des efforts à être actifs. Autrement, faire face aux exigences de la profession risque de les vider.
Je suis persuade que l'entraînement est l'une des plus belles carrières au monde. Rien n'égale la satisfaction ressentie lorsqu'un athlète performe bien. J'adore les Jeux olympiques et les championnats du monde. Je donnerais ma vie pour de tels moments. Ils me donnent la possibilité de puiser profondément dans mes ressources pour penser et agir rapidement et succinctement à plusieurs niveaux différents, de jouer mon jeu pour ainsi dire. Sentir la poussée d'adrénaline parce qu'on est capable de fonctionner dans une telle conjecture devient une expérience irremplaçable et très agréable. Cela comprend toutes les joies d'être un athlète, mais multipliées.
En bout de ligne, la préparation que nous offrons assure un environnement tout à fait stable et sûr. Lorsque je repense aux Jeux de Lillehammer en 1994, je me souviens parfaitement d'un moment où je me tenais dans la zone de préparation avec Jean-Luc Brassard. Pendant que nous procédions à notre routine préparatoire habituelle, j'ai eu le sentiment que je dressais un écran protecteur autour de nous afin de nous prémunir contre toutes les distractions. Nous avons échangé peu de mots, créant un calme fantastique. C'était l'un des sentiments de confiance parmi les plus purs que j'aie jamais ressentis dans le sport. Quelques instants plus tard, je me tenais derrière lui et à ses côtés alors qu'il se préparait à faire sa descente finale, devenue un moment historique, et je savais qu'il allait remporter l'or à ces Jeux olympiques. Je savais que je croyais totalement en lui et en sa capacité de performer; il n'y avait pas l'ombre d'un doute. Nous n'avons jamais parlé de ces moments mais, en fonction un an plus tard, je l'ai entendu décrire son expérience olympique avec moult détails, parlant d'un sentiment de sécurité infaillible, de la transparence et de la confiance qui l'entouraient. Fait étonnant, sa pensée était le reflet même de mes propres sentiments.
Peter judge à été champion de la Coupe du monde en ski acrobatique, et il à été entraîneur de l'équipe canadienne durant 14 ans. Il à aussi été entraîneur et consultant pour les associations de ski américaine, australienne, chinoise et coréenne. Il à entraîné huit médaillés olympiques et à occupé divers postes au sein de la Fédération internationale de ski. Peter Judge est maintenant directeur général de l'Association canadienne de ski acrobatique (ACS4).
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